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Ascension du Mont-Blanc

Le Mont-Blanc, longtemps considéré comme l'aboutissement d'une carrière de montagnard, est devenu au fil des années un produit de consommation.
Il devient nécessaire de redonner à l'ascension de ce sommet sa vraie valeur d'acte d'alpinisme et de redéfinir ses différents aspects : haute altitude, engagement physique, compétences techniques indispensables, préparation,..

Téléchargez dès maintenant la brochure « L'ascension du Mont-Blanc est une affaire d'alpinistes » au format pdf.

Randonnée glaciaire

La pratique de la randonnée glaciaire exige une bonne connaissance du milieu, un matériel adapté et des compétences techniques. Le glacier est un milieu changeant. Les dangers qu'il présente varient en fonction des saisons, des températures, de son orientation et de son épaisseur. Le repérage des crevasses exige une vigilance de tous les instants et fait appel à l'expérience.

C'est dans les zones enneigées et plus particulièrement en début d'été, que le glacier est le plus dangereux. Il est alors préférable de se déplacer sur la glace plutôt que sur la neige qui peut masquer des crevasses.

Sur le plat d'un glacier, un affaissement, un changement de couleur ou de luminosité de la neige trahissent souvent la présence d'une crevasse.

Le franchissement d'une rimaye peut se révéler délicat dans certaines conditions : neige pourrie, rimaye largement ouverte ou mur de glace raide. Est alors requise une bonne connaissances des techniques d'assurance.

En cas de saut de crevasse, il convient d'évaluer correctement la largeur (et non la profondeur) de l'obstacle, de se surveiller et de s'assurer mutuellement.

La progression sur glacier se fait toujours en cordée, en respectant une distance de 10 à 15 m. Une chute en crevasse étant toujours possible, éviter les bras et les jambes nus (sans parler du risque de brûlures solaires).

En cas de doute sur vos capacités, n'hésitez à faire appel à un professionnel. Si vous êtes débutant, une formule "stage" est un bon moyen d'initiation.
rocher alpinisme Dalmazzi - cliquez  pour agrandir
Rocher

On ne part pas pour une course en rocher comme on part pour une école d'escalade ou une falaise. Même si la gestuelle est la même, le milieu alpin est rude et plus exigeant. Il faut :

• Repérer soigneusement son itinéraire (de montée et de descente) à l'aide de cartes topographiques et topos guides : certaines voies ont des cheminements complexes.

• Se renseigner sur les conditions de l'approche et de la descente (enneigement de début de saison qui nécessite crampons et piolet, glacier tourmenté, rimaye délicate,etc...).Grimper léger, ce n'est pas partir sous-équipé.

• Ne pas se fier à la seule difficulté technique indiquée dans un topo et ne pas oublier la longueur de la voie ainsi que l'altitude de sortie.

• Ne pas sous estimer la longueur de la marche d'approche.

• Ne pas sous estimer la fatigue du port du sac à dos.

• En montagne, le rocher n'est pas nettoyé comme en falaise, il faut systématiquement tester les prises douteuses. Il faut de même vérifier la solidité des points d'assurance et des relais.

• Prévoir de placer ses propres protections en cas d'itinéraire peu équipé.
activités en haute montagne l'hiver
© La Chamoniarde • Editions du Mont-Blanc